Congrès FranceGaz : NOVÉA défend « l'autre voie de la décarbonation »

Le 22 septembre 2026, notre président Jean-Paul Calès a partagé le retour d'expérience de NOVÉA au congrès FranceGaz. Au programme : la pyrogazéification, une technologie ancienne qui s'impose aujourd'hui comme une voie complémentaire pour produire du gaz durable à partir de déchets non recyclables.

Une table ronde sur le potentiel français de décarbonation à 2050

Jean-Paul Calès participait à la table ronde « Le potentiel français de décarbonation à 2050 », aux côtés de :

  • Madeleine Lafon, Déléguée générale de France Gaz ;
  • Laurence Poirier-Dietz, Directrice Générale de GRDF ;
  • Jean-Luc Fugit, Député de la 11e circonscription du Rhône ;
  • Olivier Dauger, Co-président de France Gaz Renouvelables.

Voir réunis dans une même salle décideurs publics, élus et acteurs du gaz renouvelable est un signal rassurant : la filière avance, portée par un écosystème large et mobilisé.

Une nouvelle génération de gaz verts se dessine

Trois voies technologiques se dessinent pour produire du gaz vert : la pyrogazéification, la méthanisation et la gazéification hydrothermale. Elles sont complémentaires et toutes engagées dans la même trajectoire de décarbonation des territoires et de transition énergétique.

Merci à FranceGaz d'avoir donné la parole à un industriel, acteur de terrain de cette transformation.

La pyrogazéification : une technologie ancienne, une opportunité nouvelle

Des gaz de ville aux gazogènes : un siècle et demi d'histoire

Jean-Paul Calès l'a rappelé : la pyrogazéification n'est pas une technologie nouvelle. Elle remonte aux usines à gaz construites autour de Paris au XIXᵉ siècle pour éclairer puis chauffer la ville. Elle a ensuite connu les gazogènes, relancés pendant les pénuries de pétrole, puis lors de la crise de 1973, ce qui a permis de lancer la pyrogazéification industrielle.

Un procédé relancé par France 2030

Le plan France 2030 a permis de ressortir ce procédé des cartons. Retenue par l'ADEME, NOVÉA a construit sur fonds propres une unité industrielle, pour produire, avec son procédé breveté, son gaz de synthèse.

Comment fonctionne la pyrogazéification étagée de NOVÉA ?

Deux réacteurs pour un gaz de synthèse sans goudron

Le procédé repose sur deux étapes :

  1. La pyrolyse : des déchets non fermentescibles sont montés en température. Ils produisent un gaz de pyrolyse, qui alimente le procédé, et un résidu riche en carbone.
  2. La gazéification : ce résidu est gazéifié pour obtenir un gaz de synthèse sans goudron.

Des intrants sans conflit d'usage avec la méthanisation

La pyrogazéification valorise des déchets non fermentescibles : combustibles solides de récupération (CSR), bois déchet, ceps de vigne… Il n'y a donc aucun conflit d'usage avec la biomasse utilisée en méthanisation. Les deux filières se complètent.

Du gaz de synthèse au biométhane injectable

Le gaz de synthèse peut être transformé en différentes molécules. Grâce à l'appel à projet remporté avec GRDF, NOVÉA travaille à l'injection de biométhane dans le réseau. Pour cela, elle s'est associée à Energo (Hauts-de-France), qui transforme le gaz de synthèse en CH₄ par plasma sous vide avec un catalyseur.

Valorisation des déchets : un enjeu d'économie circulaire

Jean-Paul Calès l'a souligné : on ne continuera pas à enfouir des déchets indéfiniment, ni à les exporter. La valorisation des déchets en énergie répond à ce changement de paradigme.

Un modèle territorial et industriel

Les unités visées traitent environ 50 000 tonnes de déchets par an, acheminés par camions sur le territoire : c'est une économie circulaire de proximité. Le procédé fait aussi appel à des équipements simples (ferraille, réfractaire, régulation), sans terres rares ni électronique de puissance : un atout pour la réindustrialisation de la France.

Passage à l'échelle : stabilité et pédagogie

Pour déployer ces unités industrielles, qui demandent beaucoup de capex, Jean-Paul Calès a appelé à :

  • de la stabilité et de la visibilité : les investisseurs sont frileux face à un cadre instable, d'où l'importance des CPB (contrats de production de biométhane) ;
  • de la pédagogie : expliquer avec des chiffres, en partant des bases auprès des pouvoirs publics comme du grand public ;
  • une écoute accrue des ingénieurs par les décideurs politiques.

Une installation industrielle déjà en conditions réelles

Notre site pilote du Barp, en Gironde, fonctionne en conditions réelles d'exploitation depuis 2025. C'est l'une des installations les plus avancées à cette échelle.

Revoir l'intervention de Jean-Paul Calès

L'extrait de l'intervention de Jean-Paul Calès ou le replay intégral de la table ronde

Merci à tous les participants pour la qualité de ces échanges.

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